Fini le mille-feuille des dispositifs actuels. À compter de 2026, les taux réduits spécifiques (Assurance Maladie et Allocations Familiales) seront supprimés. Ils seront fusionnés au sein d’une Réduction Générale des Cotisations Patronales (RGCP) unique et étendue.
Concrètement, cette nouvelle réduction unique couvrira les rémunérations allant jusqu’à 3 Smic (contre 1,6 Smic pour la réduction générale actuelle).
Gagnants et Perdants : une redistribution des cartes
Cette fusion n’est pas neutre financièrement. Selon le niveau de rémunération de vos collaborateurs, votre coût chargé va évoluer à la hausse ou à la baisse :
Au niveau du Smic : Stabilité. La réforme est conçue pour être quasi neutre pour les salariés rémunérés au Smic.
Autour de 2 800 € bruts (1,6 Smic) : Une baisse de charges. C’est le « cœur de cible » favorable de la réforme. Pour ces niveaux de salaire, la nouvelle formule est plus avantageuse, générant une économie d’environ 1 000 € par an et par salarié.
Autour de 4 000 € bruts (2,25 Smic) : Une hausse du coût. C’est le point de vigilance majeur. La disparition du taux réduit spécifique « Maladie » n’est pas totalement compensée par la nouvelle réduction. Le surcoût estimé est d’environ 2 000 € par an et par salarié.
Au-delà de 5 400 € bruts (3 Smic) : Fin des allègements. Les rémunérations situées entre 3 et 3,3 Smic, qui bénéficiaient encore d’un taux réduit sur les allocations familiales, ne seront plus couvertes par aucun allègement.
Auditez votre masse salariale : Identifiez la répartition de vos effectifs par tranche de rémunération (notamment les zones à risque entre 2 et 2,3 Smic).
Simulez les impacts : Pour une entreprise de moins de 50 salariés, l’impact global dépendra de la moyenne des salaires.
Secteurs spécifiques : Attention, des aménagements particuliers sont prévus pour certains secteurs (BTP, Transport, Spectacle).
Notre cabinet est à votre disposition pour réaliser une simulation personnalisée de l’impact de cette réforme sur votre masse salariale 2026.